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Publié le par cerbere

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DANGER, TRAFIC: LES ANIMALERIES
Animaux abandonnés ou euthanasiés, troubles de voisinage sont quelques unes des répercussions des trafics sur la société. En effet, les consommateurs qui cèdent à un achat « coup de coeur » dans une animalerie ne sont pas toujours pleinement conscients que l’arrivée d’un animal, a fortiori s’il souffre de troubles du comportement, modifie considérablement la vie.


En achetant un animal de compagnie auprès d’une animalerie ou d’un pseudo éleveur, vous risquez très fortement de contribuer au trafic d’animaux familiers. En effet, rares sont les animaleries qui s’approvisionnent auprès d’éleveurs sérieux. À l’instar des pseudo-éleveurs, elles se fournissent auprès de centres d’élevage multi-races, de courtiers en animaux de compagnie, de centres de transit belges ou espagnols ou encore auprès d’exportateurs.

Les pseudo-élevages et les animaleries sont très attractifs car ils proposent une gamme de races très large, de chiots élevés dans des conditions désastreuses au moindre coût. La concurrence est donc très rude pour les éleveurs sérieux qui proposent un nombre de races limité et de magnifiques chiots bien socialisés : ils dépensent en nourriture, vétérinaire, litière et chauffage, davantage que le prix de vente d’un chiot en animalerie ! Sans compter le temps passer à s’occuper des animaux adultes et chiots.

Par ailleurs, les pseudo-éleveurs et les animaleries discréditent la profession d’éleveur en proposant des animaux sans pedigree pouvant présenter des maladies, des malformations, des problèmes de comportement…


Les animaleries actuellement en plein essor, se déclinent sous trois formes : les animaleries faisant partie d’une chaîne animalière, les animaleries intégrées dans une jardinerie et les animaleries indépendantes parfois associées à un salon de toilettage.

Dans leur grande majorité, les animaleries connaissent l’origine exacte des animaux qu’elles proposent. Mais certaines se gardent bien d’en informer leurs clients de peur de rencontrer une quelconque réticence. En effet, dire à son client « ce chiot a survécu tant bien que mal à son long transfert depuis les pays d’Europe centrale » n’est pas très vendeur !


L’autre défaut de la plupart des animaleries est de présenter les animaux dans des conditions d’hygiène et de confort inadaptés. Enfin, les vendeurs, trop souvent, ne connaissent strictement rien aux animaux ou presque.
un pseudo éleveur


Un pseudo éleveur, c’est un vendeur de chiots ou de chatons qui tente de se faire passer pour un véritable éleveur. Plusieurs paramètres peuvent vous permettre de le démasquer : il propose de très nombreuses races ; les animaux ne possèdent pas toujours de pedigree ; les parents des chiots sont rarement visibles.

Il faut aussi se méfier de l’éleveur qui « peut se débrouiller » pour trouver rapidement un chiot d’une race rare : cela veut dire qu’il viendra d’un réseau de trafiquants. Pour connaître le degré de rareté d’une race, il suffit de demander à la société centrale canine, le nombre de naissances. Plus il est faible, moins la race est représentée.

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CONSOMMATION

Avec leurs publicités et leurs vitrines alléchantes ou émouvantes, les animaleries, selon des règles marketing efficaces, provoquent l’achat de chiots et de chatons en masse (le marché en plein essor inonde notre société d’animaux perturbés, malades, ou dont les besoins sont mal compris et peu respectés). Ces magasins « spécialisés » facilitent l’achat impulsif… d’êtres vivants. Les familles qui se laissent tenter n’ont pas forcément pris le temps de réfléchir aux conséquences qu’entraîne la venue d’un animal dans un foyer.

Des responsabilités


Le chiot adorable dans la vitrine devient rapidement adulte (de l’âge de huit mois à l’âge de deux ans selon les races). Promener un chien en ville n’est pas toujours une partie de plaisir, surtout que l’opération se multiplie au moins quatre fois par jour. Un chien vit 15 ans en moyenne (moins pour les grandes races, davantage pour les plus petites sauf les carlins). Cela paraît des évidences. Ce n’est pas nécessairement le cas. Lorsque l’on prend un animal pour la première fois, on en a souvent la vision donnée par les dessins animés, charmante certes, mais assez éloignée de la réalité.

Achat à crédit

Or, dans certaines animaleries, le personnel n’explique pas cela au futur propriétaire. Ce dernier repart dans la nature, son chiot acheté à crédit sous le bras, sans que personne ne lui ait expliqué le minimum pour éduquer son animal et en faire un chien sociable. Le résultat est la surpopulation dans les refuges. De surcroît, si l’animal présente des troubles psychologiques, le nouveau maître désemparé ne pense pas toujours à contacter un vétérinaire. Il se détourne alors de son infernal compagnon, pouvant aller, là encore, jusqu’à l’abandonner.

 

Troubles divers

Si malgré tout le propriétaire fait l’effort de conserver son animal et de consulter un comportementaliste, il n’en a pas fini pour autant. En effet, de nombreux chiens issus de trafics souffrent de troubles divers, liés à leur sevrage brutal et à leurs mauvaises conditions de transport et de « stockage ». Ce n’est pas de leur faute, cela ne veut pas dire qu’il s’agit de « mauvais » chiens ou d’animaux incurables, fort heureusement les comportementalistes font un excellent travail. Mais ils ne font pas de miracles et cette option nécessite un budget important.
 
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