LE "COLLECTIONNEUR": MALADIE MECONNUE

Publié le par cerbere

 


(Espagne)

LA MALADIE ET LE CRIME: HORREUR DERRIERE LES PORTES CLOSES


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La « collection » (hoarding chez les anglo-saxons) n’a rien à voir avec le fait de donner refuge, secourir, ou abriter et ne doit PAS être confondu avec ces efforts légitimes pour aider les animaux.

 

Il s’agit d’un besoin humain d’accumuler des animaux et de les contrôler, et ce besoin surpasse tous ceux des animaux concernés.

 

La « collection » est un problème qui concerne la communauté. C’est cruel envers les animaux, peut dévaster des familles, être associé à des abus sur personnes dépendantes, enfants et soi-même, et peut être coûteux à résoudre pour les municipalités.

 

Sans un suivi continu du « collectionneur » (hoarder) après intervention, la  récidive approche les 100% ! Une conscience accrue du problème est nécessaire afin de comprendre ces comportements sur le long terme.

 

La « collection » est un phénomène peu connu qui transcende le seul fait de posséder ou s’occuper de plus que le nombre courant d’animaux : c’est un phénomène universel et qui touche toutes les communautés.

De nouveaux cas sont rapportés par les médias tous les mois et des dizaines ne sont pas communiqués ou toujours pas détectés…

A VOIR: EXTRAIT JT AOUT 2007, FRANCE (copier/coller l'adresse dans votre barre de recherche)


http://s.tf1.fr/FluxJt/jt13d01082007/jt13d01082007r02.asx

 

QU’EST-CE QU’UN « COLLECTIONNEUR », le syndrome de Diogène ?

Le syndrome de Diogène est un syndrome décrit par Clark en 1975 pour caractériser un trouble du comportement de la personne âgée conduisant à des conditions de vie insalubres.

Ce syndrome associe entre autres :

  • Une négligence extrême de l'hygiène corporelle et domestique ;
  • Une syllogomanie : accumulation d'objets hétéroclites ;
  • Un déni de la réalité et une absence de honte ;
  • Un isolement social ;
  • Un refus de toute aide vécue comme intrusive ;
  • Une personnalité pré-morbide : méfiant, rusé, distant, tendance à déformer la réalité.

En 1966, on a réalisé la première étude de ce modèle de conduite, qu'on a baptisé Syndrome de Diogène en 1975, par référence à Diogène de Sinope, un philosophe grec du IVe siècle av. J.-C., chef de file des cyniques et disciple de Antisthène qui avait adopté et suivi jusqu'au bout un idéal de privation et d'indépendance par rapport aux nécessités matérielles.


Un « collectionneur » est une personne qui détient plus d’animaux que la quantité dont elle peut s’occuper correctement. Ces individus refusent généralement de reconnaître—ou de prendre conscience—que les animaux dont ils ont la garde souffrent de NEGLIGENCE GRAVE. Les « collectionneurs » sont parfois comparés à des DROGUES, non pas dépendants des animaux mais de leur présence, de leur occupation de l’espace, de leur accumulation.

 

 
(U.S.A., en anglais)



QUELLES SONT LES CARACTERISTIQUES PARTAGEES PAR LES « COLLECTIONNEURS » ?animalhoarder.jpg

  • Un besoin apparent d’avoir de nombreux animaux, et souvent beaucoup d’objets inanimés au même endroit (une addiction au désordre).
  • De l’intelligence et des talents de communication, associés à une réelle capacité à attirer la sympathie sur eux-mêmes, peu importe l’état de leurs animaux.
  • Un refus irraisonné de se séparer d’un de ses animaux, même dans l’hypothèse d’une adoption ou de la nécessité d’euthanasie d’un malade. Parfois, les cadavres sont même conservés tels quels.
  • Un type de vie plutôt marginal, clandestin ou asocial—il y a toujours un grand contraste entre la personne publique du « collectionneur » et sa vie privée : certains sont notoirement reconnus mais vivent une grande solitude.
  • Une tendance à nier la réalité—persistant à croire que les individus malades vont bien; que ceux cloisonnés pour de longues périodes dans des cages ou kennels vivent confortablement, que le surnombre incontrôlé d’animaux ne les soumettent pas à la détresse et aux maladies, etc.…
  • Récidive—à moins d’une aide psychiatrique, les collectionneurs retournent à leur mode de vie, même si ils ont été convaincus de mauvais traitements et condamnés.
  •  

 

QU’EST-CE QUI LES MOTIVE A « COLLECTIONNER » UN GRAND NOMBRE D’ANIMAUX ?

Aucune étude psychiatrique n’a été réalisée sur le « SYNDROME DU COLLECTIONNEUR » ou "SYNDROME DE DIOGENE", et la plupart des gens tendent à se persuader que les « collectionneurs » sont motivés par un « amour » des animaux sans limites. Ceci est un (mais pas l’unique) facteur : il y a indubitablement une combinaison de plusieurs types d’influences comme les suivantes, et elles varient en fonction du « collectionneur » :

  • Un « amour » des animaux combiné à un échec à s’occuper d’eux de façon responsable. Par exemple, la vieille personne qui nourrit tous les animaux du voisinage mais dont aucun des siens ne reçoit les soins vétérinaires élémentaires ni bien sûr n’a été stérilisé. Ces personnes ne peuvent généralement pas résister à un animal mais deviennent vite dépassées quand ils se multiplient sans contrôle.
  • Une perception que le respect pour la vie est synonyme de la préservation de la vie, sans s’interroger sur la notion de bien-être. Certaines personnes trouvent la pensée de la mort si aberrante qu’elles préfèrent entretenir une vie inhumaine plutôt qu’offrir une mort décente. Elles parcourent parfois de très longues distances afin de « secourir » chiens ou chats des refuges traditionnels, parfois se couvrant d’éloges pour avoir « récupéré » un individu destiné à l’euthanasie, même si cela l’aurait libéré d’une douloureuse affection.Fgallery1-3.jpg
  • Un complexe du « héros/martyr » : n’oublions pas que dans nos sociétés, l’intérêt pour les animaux est socialement valorisant. Il est aussi parfois valorisant de « modifier » la réalité en considérant systématiquement un animal comme en  « détresse ». Les « collectionneurs » reçoivent souvent une publicité très favorable à propos des « sacrifices » personnels qu’ils consentent au « bien être » animal (« C’est la dame qui aide les animaux », « C’est le monsieur qui recueille tous les chiens »). Ils s’attachent essentiellement à leur image publique et ne veulent pas risquer de la ternir en se débarrassant ouvertement d’animaux devenus encombrants.
  • Un besoin paradoxal de contrôle total (alors que leur vie elle-même leur échappe). De nombreux « collectionneurs » provoquent des situations qui leur assurent un pouvoir absolu sur la vie de leurs animaux. Ils conservent leurs « victimes » amassées ensemble derrière des portes closes ou de barrières, leur refusant la compagnie d’autres humains, des soins vétérinaires, l’exercice minimum ou même parfois de l’air frais, une nourriture ou de l’eau adaptées.

 

QUE FAIRE POUR LUTTER CONTRE LE « SYNDROME DU COLLECTIONNEUR » ?


 

  (Russie)

  • Informez-vous sur les législations qui régulent les autorisations, l’inspection et la gestion nécessaire des refuges privés ou publics.
  • Soutenez les associations, législations et programmes qui se concentrent sur le contrôle des naissances des animaux familiers.
  • Dans la limite de vos capacités, informez et aidez les propriétaires que vous connaissez à faire stériliser ou au moins contrôler la reproduction de leurs animaux familiers.
  • Informez les autres des souffrances impliquées par le « SYNDROME DE DIOGENE », de la détresse possible des individus qualifiés de « drogués » des animaux. Le public, des professionnels, les médias et même des représentants d’associations de protection animale ont tendance à sympathiser avec les « collectionneurs » car ils leur donnent l’impression de rendre un certain service à la communauté: garder des animaux en vie qui seraient dans la plupart des cas euthanasiés. La plupart des gens ne comprennent pas que faire vivre des animaux dans l’environnement que leur fournissent les « collectionneurs » mène invariablement à une intolérable souffrance. La compassion pour les « collectionneurs » n’est pas déplacée lorsqu’ils reconnaissent leur besoin d’une prise en charge psychologique : n’oublions pas qu’ils sont avant tout victimes d’eux-mêmes, les animaux n’étant que l’instrument de leur détresse. Ce qu’il ne faut pas accorder aux « collectionneurs » est le type de sympathie et support qui résulterait de leur incapacité à gérer le surpeuplement de leurs habitations, le dénuement matériel que cela implique et qui sont le propre de leur maladie. Il est important pour les familiers des « collectionneurs » d’informer les autres des conséquences de ce syndrome.
  • Ne vous trompez pas en croyant que les animaux vivant dans ces endroits sont mieux ensemble que ceux qui risquent l’euthanasie : paradoxalement, les animaux « sauvés » par ces personnes malades psychologiquement sont des victimes régulièrement condamnées à des conditions de vie infernales et risquent une mort misérable et douloureuse.

U.S.A. 750 chiens et 36 chats dans des Kennel



SOURCE: H.S.U.S. et merci WIKIPEDIA
MONTAGE ET TRADUCTION: Michael

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